Le Fonds de Fonds France Relance Etat-Régions (FFRER) est un dispositif de financement piloté par BPIfrance qui mobilise des fonds propres et quasi-fonds propres au profit des PME et ETI régionales, en coordonnant l'action de l'État et des Régions pour soutenir la relance économique française. Concrètement, le FFRER n'investit pas directement dans les entreprises : il souscrit dans des fonds de capital-investissement régionaux et interrégionaux gérés par des sociétés de gestion privées agréées par l'AMF, qui elles-mêmes déploient ces ressources auprès des entreprises cibles. Ce mécanisme de "fonds de fonds" démultiplie l'impact des capitaux publics tout en s'appuyant sur l'expertise de gestionnaires privés ancrés dans les territoires. Avec une deadline fixée au 9 septembre 2026 et un montant variable selon les projets, ce dispositif s'adresse en priorité aux sociétés de gestion souhaitant lever des fonds à destination des entreprises innovantes ou en développement dans leurs régions.
Fiche rapide
| Bailleur | BPIfrance |
|---|---|
| Montant | Variable selon les projets |
| Deadline | 9 septembre 2026 |
| Pays | France |
| Thématique | Innovation |
| Type d'aide | Appel à projets |
Qu'est-ce que le FFRER et pourquoi a-t-il été créé ?
Le Fonds de Fonds France Relance Etat-Régions (FFRER) est né de la nécessité de répondre rapidement et efficacement aux besoins en fonds propres des entreprises françaises fragilisées par la crise économique. L'idée centrale est simple : en période de turbulences, les PME et ETI ont besoin de renforcer leurs fonds propres pour consolider leur bilan, financer leur transformation et investir dans leur croissance. Or, les mécanismes classiques de dette bancaire ne suffisent pas toujours à répondre à ces besoins structurels.
BPIfrance, en tant que banque publique d'investissement, a conçu le FFRER comme un outil de coordination entre l'État et les Régions. Plutôt que de créer une multitude de fonds publics distincts, le dispositif s'appuie sur des sociétés de gestion privées déjà implantées dans les territoires, dotées d'une connaissance fine du tissu économique local. L'État et les Régions apportent ensemble des ressources significatives, que les gestionnaires privés font fructifier au profit des entreprises régionales.
Comment fonctionne le mécanisme de fonds de fonds ?
Le FFRER est un fonds de fonds : BPIfrance ne finance pas directement les entreprises, mais souscrit dans des fonds de capital-investissement intermédiaires. Ces fonds, gérés par des professionnels privés, investissent ensuite en fonds propres ou quasi-fonds propres (obligations convertibles, obligations remboursables en actions, etc.) dans des PME et ETI régionales.
Ce mécanisme présente plusieurs avantages :
- Effet de levier : chaque euro public mobilise plusieurs euros privés, maximisant l'impact global.
- Expertise territoriale : les gestionnaires privés connaissent les entreprises de leur région et peuvent identifier les meilleures opportunités d'investissement.
- Souplesse d'intervention : les fonds intermédiaires peuvent adapter leurs instruments financiers (capital, quasi-capital) aux besoins spécifiques de chaque entreprise.
Qui est éligible au FFRER ?
Il est important de distinguer deux niveaux d'éligibilité dans ce dispositif.
Les sociétés de gestion (candidats directs à l'appel à projets)
Les candidats directs au FFRER sont des sociétés de gestion privées agréées par l'AMF. Pour être éligibles, elles doivent répondre à plusieurs critères cumulatifs :
- Disposer d'une expérience avérée dans la gestion de fonds régionaux ou interrégionaux.
- Proposer un fonds qui investit exclusivement en fonds propres ou quasi-fonds propres.
- Cibler des PME et ETI régionales (les TPE peuvent être visées à titre exceptionnel).
- Garantir que le fonds est co-souscrit par une ou plusieurs Régions à hauteur au moins égale à la participation du FFRER.
- S'assurer que le fonds reste à majorité privée : les capitaux privés doivent représenter la part la plus importante du fonds.
Les entreprises bénéficiaires finales
Les entreprises qui reçoivent en bout de chaîne les investissements sont des PME et ETI régionales françaises, notamment celles engagées dans des démarches d'innovation, de transformation industrielle ou de développement à l'export. Les startups peuvent également être concernées selon l'orientation du fonds intermédiaire.
Quels types de projets sont soutenus ?
Le FFRER s'inscrit dans une logique de relance économique par l'innovation et la compétitivité. Les projets soutenus en bout de chaîne concernent typiquement :
- Le développement de nouveaux produits ou services innovants.
- La modernisation et la transformation des outils de production.
- Le renforcement des fonds propres pour accélérer la croissance.
- L'internationalisation des PME régionales.
- La transmission ou reprise d'entreprises dans des secteurs stratégiques.
Points d'attention essentiels
Plusieurs éléments méritent une attention particulière pour les sociétés de gestion qui envisagent de répondre à cet appel à projets :
- Le co-investissement régional est obligatoire : sans engagement d'une ou plusieurs Régions à un niveau au moins égal à celui du FFRER, le dossier ne peut aboutir.
- La majorité privée est non négociable : la structure du fonds doit refléter une gouvernance et un financement majoritairement privés.
- L'agrément AMF est un prérequis absolu : toute société de gestion non agréée est automatiquement écartée.
- La deadline du 9 septembre 2026 est ferme : les dossiers soumis après cette date ne seront pas examinés.
Comment se positionner
Comment bien se positionner pour le FFRER ?
Se positionner efficacement sur le Fonds de Fonds France Relance Etat-Régions demande une préparation rigoureuse, tant sur le fond que sur la forme. Voici les axes stratégiques à travailler en priorité.
1. Démontrer une ancrage territorial solide
BPIfrance et les Régions partenaires cherchent des gestionnaires qui connaissent réellement leur territoire. Il ne suffit pas d'indiquer que l'on intervient dans telle ou telle région : il faut documenter cette présence avec des données concrètes — nombre d'entreprises accompagnées, répartition géographique des investissements passés, partenariats noués avec les acteurs économiques locaux (CCI, clusters, pôles de compétitivité).
2. Construire une thèse d'investissement cohérente avec les priorités de la relance
Le FFRER s'inscrit dans une logique de relance économique et d'innovation. Votre thèse d'investissement doit explicitement répondre à ces priorités. Mettez en avant les secteurs ciblés (industrie, numérique, transition énergétique, santé...), les stades de maturité visés et les instruments financiers envisagés. Une thèse floue ou trop généraliste sera perçue comme un signal négatif.
3. Sécuriser en amont l'engagement des Régions
C'est sans doute le point le plus critique : le co-investissement régional est une condition sine qua non. Avant même de déposer votre dossier, il est fortement conseillé d'avoir obtenu des lettres d'intention formelles ou des engagements écrits des Régions partenaires. Un dossier solide sur le papier mais sans engagement régional confirmé aura peu de chances d'aboutir.
4. Structurer rigoureusement le budget et le plan de financement
Le montant du FFRER étant variable selon les projets, il vous appartient de dimensionner votre demande de manière réaliste et argumentée. Présentez un plan de financement détaillé qui montre clairement :
- Le montant total du fonds envisagé.
- La répartition entre capitaux privés (majorité), apport régional et apport FFRER.
- La stratégie de déploiement des capitaux dans le temps.
- Les indicateurs de performance attendus.
5. Valoriser l'impact économique territorial
Au-delà des critères financiers, les évaluateurs seront sensibles à l'impact concret sur le tissu économique régional : nombre d'entreprises accompagnées, emplois créés ou sauvegardés, effets d'entraînement sur les filières locales. Intégrez ces éléments dans votre dossier de manière quantifiée et crédible.
6. Anticiper les pièces justificatives
Un appel à projets de cette envergure mobilise généralement un volume important de documents : statuts de la société de gestion, attestation d'agrément AMF, track record détaillé des fonds précédents, CV des équipes de gestion, politiques ESG, etc. Commencez à rassembler ces éléments le plus tôt possible pour ne pas être pris de court à l'approche de la deadline du 9 septembre 2026.
Pour vous aider à structurer votre dossier, identifier les arguments différenciants et anticiper les attentes de BPIfrance, Émile, votre copilote IA dédié au financement, peut vous accompagner à chaque étape de votre démarche.
Subventions similaires
Autres financements similaires à connaître
Le FFRER s'inscrit dans un paysage plus large de dispositifs publics et parapublics dédiés au renforcement des fonds propres des entreprises françaises et européennes. Plusieurs mécanismes comparables méritent d'être explorés en complément.
Au niveau national, BPIfrance propose d'autres instruments de capital-investissement direct ou indirect, notamment des fonds dédiés aux entreprises innovantes ou en phase de croissance accélérée. Les Régions disposent également de leurs propres outils d'investissement en fonds propres, souvent co-construits avec des acteurs privés locaux.
Au niveau européen, le Fonds européen d'investissement (FEI) opère des mécanismes de fonds de fonds comparables, en s'appuyant sur des gestionnaires privés pour déployer des ressources issues du programme InvestEU ou des fonds structurels (FEDER). Ces dispositifs peuvent être complémentaires au FFRER pour des sociétés de gestion à vocation interrégionale ou européenne.
Les fonds de la Banque européenne d'investissement (BEI) constituent également une source de refinancement pour les gestionnaires souhaitant augmenter la taille de leurs véhicules d'investissement au-delà des seuls apports nationaux.
Enfin, dans le cadre de France 2030, plusieurs appels à projets sectoriels intègrent des volets en fonds propres pour les entreprises innovantes, qui peuvent être complémentaires aux investissements réalisés par les fonds soutenus par le FFRER.
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier du Fonds de Fonds France Relance Etat-Régions (FFRER) ?
Le FFRER s'adresse en premier lieu aux sociétés de gestion privées agréées par l'AMF, disposant d'une expérience dans la gestion de fonds régionaux. Ces sociétés créent des fonds qui investissent ensuite en fonds propres ou quasi-fonds propres dans des PME et ETI régionales françaises. Les startups et, exceptionnellement, les TPE peuvent également être concernées en tant que bénéficiaires finaux de ces fonds intermédiaires.
Quel est le montant maximum du FFRER de BPIfrance ?
Le FFRER ne prévoit pas de montant maximum fixe : le financement est variable selon les projets présentés. Chaque dossier est évalué individuellement en fonction de la taille du fonds envisagé, de la stratégie d'investissement et des co-souscriptions régionales obtenues. Il appartient aux sociétés de gestion candidates de dimensionner leur demande de manière cohérente avec leur thèse d'investissement et leur capacité de déploiement.
Quelle est la deadline pour candidater au FFRER ?
La date limite de dépôt des dossiers pour le Fonds de Fonds France Relance Etat-Régions est fixée au 9 septembre 2026. Il est fortement conseillé de ne pas attendre les dernières semaines pour constituer son dossier, notamment parce que l'obtention des engagements formels des Régions partenaires peut nécessiter plusieurs semaines de négociation préalable.
Comment candidater au Fonds de Fonds France Relance Etat-Régions de BPIfrance ?
La candidature au FFRER passe par BPIfrance, qui pilote cet appel à projets. Les sociétés de gestion intéressées doivent préparer un dossier complet comprenant notamment leur agrément AMF, leur track record, leur thèse d'investissement régionale et les engagements de co-souscription des Régions partenaires. Pour connaître les modalités précises de dépôt et être guidé dans la préparation de votre dossier, Émile peut vous accompagner.
Le cofinancement est-il obligatoire pour le FFRER ?
Oui, le cofinancement est une condition obligatoire du FFRER. Les fonds candidats doivent impérativement être co-souscrits par une ou plusieurs Régions françaises à hauteur au moins égale à la participation du FFRER. Par ailleurs, le fonds doit rester à majorité privée : les capitaux privés doivent représenter la part la plus importante du financement total, garantissant ainsi une gouvernance principalement privée.
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